
Le sourire de la Joconde
Quand j’était dans une vie, je pensais à l’autre, et quand j’étais dans l’autre je pensais à la suivante et je savourais le sens de la vie. S’évader, fuir, vivre, telle était enfin ma joie de m’épanouir loin des regards disgracieux de cette humanité sans âme. Des âmes noires face à des âmes de lumière. Autant de noirceur que de flammes : le sens du monde quand il tourne à l’endroit. Que de gens s’évertuent à le rendre malsain, à le faire tourner en rond et à le renverser !
Le sens de la vie n’est que celui de la lumière et cette lumière c’est la liberté ; la liberté de passer d’une vie à l’autre, d’un endroit à l’autre, d’une éternité à une immortalité.
De la bêtise naîtra le vide, du vide l’horreur et de l’horreur la guerre pour la survie.
Seuls les niais survivent et dans tout cela quoi de nouveau ? Si ce n’est que le monde tourne déjà comme il l’entend avec une humanité vile, avide, destructrice, des hommes à la foi malade, lavés, manœuvrés par de trop sobres pensées. Comment se libérer des jougs doctrinaires, des habiletés maniaques, des détournements profitables aux vices ? Il est l’heure de faire face à la calomnie, au désespoir, au destin tâché pour se libérer, s’évader de cette prison sombre et sans avenir.
Mais de quelle prison serons-nous les vilains ? C’est de la noirceur que naîtra la clarté mais de la clarté quel vice reviendra ? Trop de doutes subsistent encore et il faut attendre de voir le jour se lever pour entreprendre l’espoir. Gardons-nous de la chimère dormante qui ne demande qu’à s’éveiller. Gardons-nous de cette chanson maligne et du chant des sirènes. Qu’accorderons-nous sur nos violons ? Des notes aux silences ravageurs ? Des « clefs » d’avenir ou des « sol » d’opprobres ?
A nous la lumière, à nous la chaleur de la clé qui ouvre tout, à nous le sourire de la Joconde.
proposé par "un pasteur réformiste"
